Game over. Start over.

Bon. Étant donnée que je m’apprête à reprendre ce blog consciencieusement, bonnes manières obligent, autant commencer par de brèves présentations.
Me voici donc aujourd’hui dans une grosse grosse GROSSE phase de transition. D’aucuns diront la crise de la trentaine…? Peut-être. Ou peut-être pas. (Oui, la meuf a un blog. A 30 ans. J’assume. Et oui, la meuf dit d’elle-même « la meuf ». Bon, j’avoue, j’assume moins.). Je n’ai pas l’impression qu’il s’agisse là d’une pulsion, d’un acte irréfléchi mais, tout au contraire, d’un cheminement progressif et d’une plus grande écoute de mes besoins, de mes envies, d’une meilleure confiance en soi pour les assumer.
Il y a de cela un peu plus d’un an, j’ai quitté mon « chez moi », mon sud natal (Montpellier pour ne pas la nommer) pour m’installer sur Lyon, où les offres d’emploi dans mon domaine (marketing / communication) semblaient malgré tout plus nombreuses et attrayantes. (Et aussi parce que mon chéri à l’époque avait une super opportunité sur Lyon, ce qui a considérablement restreint le choix de villes où j’avais décidé de prospecter comme vous l’imaginez aisément).
Toujours est-il que j’ai fini par trouver un job mieux rémunéré que celui que j’occupais dans le sud (start-up dans les énergies renouvelables, h24 connectée aux différents nouveaux outils « agiles » avec mon ex-team… Aaaah le fameux « esprit start-up », il y aurait tant à en dire…) : Chargée de communication digitale pour un gros groupe industriel, avec tous les avantages que cela comporte (sécurité, primes, congés, CE, etc.) mais également les inconvénients (un peu de sexisme, un certain mépris pour les employés non-ingénieurs ou non-commerciaux, en l’occurrence, pour ceux du service com’ dont je faisais partie, environ 2h de trajet quotidien, peu de perspectives d’évolution, peu au fait de ce en quoi consiste le « digital » et peu prompt à évoluer à ce sujet -mon domaine de prédilection donc-, etc.)
J’ai vite compris que ce type de structure n’était pas fait pour moi et, à mesure que les mois se sont écoulés, je m’étiolais… mon couple battait de l’aile, ma vie sociale était réduite à néant, mon salaire ne suivait pas mes dépenses (loin d’être somptuaires et déraisonnables pourtant) et je n’avais pour ainsi dire pas de réelles perspectives ni de possibilité de pouvoir faire des projets d’adultes. Bref, j’étais convaincue de faire du sur-place, de me tromper de voie en végétant dans cette situation qui, loin d’être satisfaisante, ne m’épanouissait clairement pas.
Entre temps, j’ai appris devoir subir une intervention de chirurgie bimaxillaire durant l’été. Bref, comme un vent de renaissance soufflait alors avec l’échéance de cette lourde opération qui allait radicalement changer la donne… vint alors ce fameux mois de juin où les choses se sont accélérées : nouveau boulot dans le sud décroché (meilleur salaire, plus de responsabilités, secteur 100% féminin), (lourde) intervention (bien) passée, troquer une vie de couple à Lyon à une future vie en solo dans le sud, nouvel appartement trouvé, déménagement programmé. Départ à zéro imminent. A 30 ans. Quand toutes mes copines sont casées, mariées, entourées de bébés…
Au-delà de la solitude que je ressens et de l’angoisse relative à ces bouleversements à venir (après tout, je ne sais pas ce qui m’attend…), j’ai l’intime conviction que ces choix sont les bons… Quand on en vient à déployer autant d’énergie afin de changer aussi drastiquement son quotidien, c’est une évidence : ce départ à zéro était nécessaire.
Une page qui se tourne. Et toute une histoire à écrire… Avec le sentiment que tout est malgré tout possible. Renaissance & liberté.

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Chirurgie bimaxillaire : mon expérience…

Parce qu’il de cela quelques mois j’ai appris à l’occasion d’un rendez-vous « de routine » chez l’orthodontiste que j’allais devoir subir une « chirurgie bimaxillaire », parce que je fus relativement déboussolée (quel euphémisme ^^) par l’annonce de cette nouvelle pour le moins… inattendue, je me décide aujourd’hui à raconter mon expérience afin qu’elle puisse, je l’espère, rassurer toutes celles et tous ceux qui seront confrontés à la même situation.

Septembre 2018, je me décide finalement à prendre rendez-vous chez l’orthodontiste : depuis quelques mois, mes dents bougent et je souhaiterais savoir de quoi il en retourne, stabiliser la situation. J’imaginais alors naïvement que l’orthodontiste me proposerait de poser une contention. You lose !
L’orthodontiste pose son verdict : malocclusion, il faut baguer et opérer.
J’ai 30 ans…
Pour information, malocclusion = « inadéquation des dents ou des mâchoires entre elles, ce qui perturbe considérablement la fonction musculaire des mâchoires et crée de graves problèmes ».
Euuuh wahou…! Booooon. Et là, débute cette aventure un peu folle avec l’annonce de tout le protocole : on bague et on laisse travailler quelques mois jusqu’à ce que les dents soient alignées, chirurgie au milieu du traitement, encore quelques mois avec les bagues, contention puis tout sera ok.
Probablement un peu inconsciente de ce dans quoi je m’embarque, je décide de faire confiance à mon orthodontiste (plutôt très réputé, je suis assez sereine à ce niveau) et dis « ok » à la fin de la première consultation, je prends les différents rendez-vous pour finalement faire poser les bagues quelques mois plus tard. C’est parti…

15 novembre 2018, les bagues sont posées, je décide d’opter pour des bagues linguales en haut et des bagues en céramique en bas. Malgré les mises en garde de l’orthodontiste concernant le dispositif « lingual » (plus cher, plus douloureux, les bagues blessent la langue -je confirme, super douloureux, vive la cire !-, on zozotte plus longtemps, etc.), je ne me sens pas du tout d’assumer des bagues traditionnelles et préfère supporter l’inconfort de l’appareil lingual.
Les quelques premières semaines sont assez pénibles mais je finis par m’y habituer même si la nourriture a clairement moins de saveur. Les mois s’écoulent, le traitement avance bien, les dents sont alignées au bout de 5 mois à peine, je serai prête pour ma chirurgie que j’avais précocement fixée par anticipation au 27 juin 2019 et qui consistera en une chirurgie bimaxillaire + expansion palatine + (initialement) chin wing.
Concernant les différents gestes, voici ce que le chirurgien envisage de faire :
chirugie bimaxillaire : corriger ma béance et ma légère rétrognathie en avançant la mâchoire du haut (environ 4mm) et celle du bas (environ 10mm)
expansion palatine : écarter mon palais trop étroit (8 à 10mm)
chin wing : acte essentiellement esthétique visant à entreprendre une génioplastie afin de marquer davantage les angles de ma mâchoire inférieure en abaissant le « bord basilaire mandibulaire ». Durant l’intervention, il a finalement décidé de ne pas le faire, estimant que ma mandibule serait déjà suffisamment « carrée ».

Vient alors le jour J, le fameux 27 juin 2019… après que la pression soit progressivement montée jusqu’à ce jour fatidique, à la fois impatiente et terrorisée comme jamais par cette épreuve, j’arrive à la clinique à 11h30.
Je suis prête : j’ai pensé à commander ma nourriture « liquide » afin d’être tranquille et de pouvoir me sustenter sans avoir à trop réfléchir (je jette mon dévolu sur la cure 28 jours « So Shape » ; initialement, il s’agit de produits à utiliser dans le cadre d’une cure régime mais qui couvrent tous les besoins en nutriments / vitamines alors cela me convient « repas à boire, ou à manger comme de vrais plats, qui couvrent à eux seuls tous les nutriments, vitamines et minéraux d’un repas parfaitement équilibré »), ordonnance ok, bande de glace ok, séances de kiné pré-op et post-op ok.
Le jour J : douche à la bétadine, pas de maquillage, pas de vernis, à jeun depuis 7h du matin. Ok.
Après avoir immortalisé dans un ultime selfie mon ancien visage (« histoire de »), je ne parviens pas à rassembler suffisamment de courage en descendant au bloc à 14h30 et fonds en larmes devant le brancardier : j’ai envie de faire demi tour…
Arrivée au bloc, je me raisonne, le chirurgien et l’anesthésiste me parlent posément, me sourient, me rassurent, tentent quelques « blagues de médecin » auxquelles je rigole malgré tout (:P), je m’apaise au son de leur voix puis m’endors sans même m’apercevoir que l’anesthésie fait effet…
18h, j’émerge alors qu’on me ramène dans ma chambre. Je ne ressens pas de douleur ni de sensation particulièrement oppressante. Clairement dans les vapes, je suis malgré tout consciente de la présence des gens qui m’entourent ; je ne pourrai pas parler durant quelques heures/jours suivant l’intervention mais comprends et tente des réponses écrite via mon téléphone. Deux drains s’échappent de mon cou pour que s’écoule le sang de façon à juguler l’œdème (ça ne fait pas mal du tout), on m’applique un bandeau de glace quasiment instantanément, bandeau que je ne quitterai presque pas durant mes 4 jours d’hospitalisation.
De tout mon séjour à la clinique, je n’ai pas réussi à vraiment dormir. Quelques heures grappillées ça et là, pas à cause de la douleur même si j’ai mal à la tête (pas aux mâchoires), sans doute à cause de la gêne, au fait d’avoir en permanence ce bandeau de glace autour du crâne, d’être en position semi-assise, d’avoir la tête comme dans un étau, prête à imploser tant mon visage gonfle. Et puis les premiers jours, les infirmières passent systématiquement toutes les 3h afin de prendre ma tension, me donner éventuellement des anti-douleurs, voir si tout va bien. Les deux premiers jours, je suis fatiguée et somnole, je ne peux pas vraiment me concentrer, regarder la TV ou lire. Cela s’arrangera progressivement les jours qui suivront. Le soir même du jour de l’intervention, on me propose de manger… je me demande si c’est une blague, un test ? Je ne mange pas, je n’ai absolument pas faim et n’arrive même à concevoir ne serait-ce que l’action mécanique d’ingestion : déglutir est déjà compliqué… Le 2ème jour, l’appétit revient et je parviens à manger avec une cuillère sans trop de problème. J’arrive à ouvrir la bouche et à parler à peu près distinctement, tout de moins, il semblerait que je parvienne à me faire comprendre ! ^^
J’ai l’impression que le 3ème jour après l’intervention fut celui du pic de l’œdème (même si ceux qui précèdent sont pas mal non plus ahah), quelle tête… Jamais je n’ai ressemblé à… « ça » 🙈 Lorsque je suis sortie de la clinique le dimanche matin à J+4, l’œdème avait stagné pour finalement entamer une lente régression.

Heureuse de rentrer chez moi, de me laver les cheveux et de retrouver l’espace (relatif ^^) de mon appartement !
Durant la première semaine, j’ai loué un masque réfrigérant qui s’avéra bien utile tant pour soulager la douleur que pour contenir l’œdème (bien qu’assez galère à mettre). Je le porte quasiment tout le temps la première semaine, même la nuit. Je n’ai repris visage humain qu’au bout de la deuxième semaine (même si j’ai été obligée de sortir au bout d’une semaine pour mon rendez-vous de contrôle chez le chirurgien ainsi que pour ma séance de kiné / drainage lymphatique -qui, soit dit en passant, m’a fait énormément de bien-…).
La première semaine fut la plus éprouvante, dure tant physiquement que psychologiquement, je dirais même que le « jour 9 » fut le pire : la fatigue (je ne dormais plus du tout correctement, uniquement par intermittence…) mêlée à une alimentation modifiée essentiellement liquide / molle, l’ennui, l’œdème qui déforme complètement le visage, les maux de tête, la difficulté à s’exprimer, l’impossibilité de sortir, etc. Pourtant bien conscience de chacun des désagréments inhérents à cette intervention, j’avais complètement sous-estimé la difficulté de leur cumul qui rend la convalescence bien plus compliquée que je ne l’avais anticipée…

Bon et puis… il faut également dire que je suis actuellement dans une grosse grosse GROSSE phase de transition comme rarement j’en ai connue dans ma vie : en plein dans une rupture après une relation de plus de deux ans, en plein changement de boulot, un déménagement à programmer d’ici quelques jours dans une ville à 300 km… tout est tombé en même temps. Une vraie renaissance. Du moins, c’est ainsi que je me forçais à l’envisager pour ne pas sombrer…
Heureusement qu’il y a un arrêt de travail parce que je ne me sens absolument aucune énergie alors que je vais devoir en déployer vraiment vraiment beaucoup dans les semaines qui viennent (dans mon cas : 7 semaines, avec prolongation possible).
Aujourd’hui, je suis à quasiment 3 semaines post-op, le gros des gonflements s’est dissipé à environ 2 semaines même s’ils sont toujours bien présents. Je mange un peu plus solide mais ne peux toujours pas vraiment mâcher. J’arrive à sortir sans avoir envie de me mettre une burqa dès que je croise d’autres êtres humains. J’assume vite fait mon visage même si je n’aime pas mon nez de face, vraiment pas… tellement pas que j’envisage une rhinoplastie. Mais le chemin de la convalescence est encore long donc… Stay tuned pour des nouvelles dans les prochaines semaines ! 😉

Quelle horreur… Mais… j’ai tellement apprécié voir les évolutions des autres qui m’ont beaucoup aidée personnellement, à jauger et évaluer la progression de l’œdème, à me rassurer sur le fait que « cette tête de hamster ne durera pas toujours ». Du coup, je me fais vraiment « violence » en publiant ce montage… Pires têtes de ma vie, 9 nuances de ballon de baudruche !


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Cette adresse lyonnaise qui m’a réconciliée avec le tofu

Je le confesse : j’assume moyen ce titre aussi ridicule qu’improbable… mais, pour le coup, on ne peut plus juste et sincère !
La curieuse que je suis n’a pu s’empêcher par le passé, de tester cette alternative protéinée… avant de finalement décréter que la fade amertume du tofu n’avait d’égal que ses soi-disant bienfaits.

Et depuis cette amère expérience (donc), j’avais décidé de décliner systématiquement toute proposition de mets qui incluraient cette obscure (bien que claire) substance.
Et puis, un midi, mes parents débarquent à l’improviste sur Lyon et m’embarquent avec eux dans le 6ème arrondissement.
On se perd quelques minutes à la recherche ambitieuse d’une place dans ce joli quartier lyonnais achalandé et on tombe finalement comme une évidence sur une charmante devanture qui ne laisse visiblement personne indifférent : tout le monde ralentit la cadence en passant devant !
La voiture tout compte fait garée sans trop de difficultés, nous poussons les portes de ce joli restaurant à la décoration minimaliste mi-scandinave (mais néanmoins très chaleureuse), et, à peine a-t-on mis un pied dans l’agréable et lumineuse petite salle bien agencée que nous sommes enveloppés de l’une des merveilleuses effluves qui ouvrent instantanément l’appétit : bienvenue chez Maison HA&MI, « Organic Asian Street Food – Vegan Community & Local Food » !

Bon, je l’avoue : je commence à être passablement échaudée par les enseignes (quel que soit le secteur) qui martèlent les mots à la mode que sont les « bio », « vegan » et autres « local » et « sans gluten ». J’essaie de faire abstraction de mon scepticisme mais ne peux m’empêcher d’être d’emblée un peu plus exigeante qu’à l’accoutumée avec ces mots posés noir sur vitrine. Malgré tout, on se sent bien, en confiance : la sympathie et la passion du couple qui tient cet établissement sont aussi communicatives qu’agréables.

Bon, parlons peu, parlons bouffe ! Je me dis que, quitte à être dans un resto asiatique bio & vegan, autant jouer le jeu à fond et prendre des risques (oui, une vraie aventurière) : j’opte donc pour le Vegan Bo Bun’s au tofu nature bio, snacké à la sauce de soja.
Tous les Bo Bun’s (salades vietnamiennes fraîches) sont composés comme suit : « vermicelles de riz (sans gluten), batavia bio & roquette italienne, râpée de carotte bio, concombre bio, ananas, oignons bio: violets et jaunes, pousses de soja, radis, menthe, Basilic bio et coriandre, tomates cerise bio, épis de maïs, saupoudré de Cacahuètes concassées, graines de : sésame, courge, tournesol, pignons de pin + petite tranche de pain bio.
Le tout, agrémenté d’une sauce tiède de cacahuète Maison HA&MI relevée à la sauce de soja. »

Et… Comment vous dire ? C’était juste un déliiice, hyper copieux qui plus est ! La sauce tiède Maison HA&MI avec les vermicelles de riz, c’était juste le paradis ! Et le tofu snacké dans la sauce soja et recouvert de graines de sésame… huuum…  : une révélation !

J’ai fini par un délicieux cake au thé matcha (oui, je sais, il ne manque plus que le jus de goyave bio sans gluten sans sulfate sans paraben sans… pour compléter le tablobobo).

Malgré mes a priori et ma peur d’être victime de ce nouveau marketing bio.0 eh bien, il n’en est rien ou alors si : je suis une heureuse (et repue) victime consentante !

Résumé

Rapport qualité / prix : 4 out of 5 stars (4,0 / 5)
Repas : 5 out of 5 stars (5,0 / 5)
Ambiance : 4 out of 5 stars (4,0 / 5)
Service : 5 out of 5 stars (5,0 / 5)
Quantités : 5 out of 5 stars (5,0 / 5)

 



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