Great Lenghts : volume, longueur et volupté

Aaaaaah j’en avais taaaant rêvé.
Petite, ma crinière de longues boucles blondes indomptables m’embarrassait. Bah oui, quand tu joues à trap’ trap’ bisous et que tu réalises qu’une greluche te prend de court parce que tu es trop occupée à faire une pause pour te dégager la vue du rideau opaque qui s’abat par intermittence sur ton visage ou encore, quand tu joues à « la bagarre » avec ton frère et qu’il opte irrémédiablement pour le tirage de cheveux intempestif, eh bien… tu te dis que cette masse sauvage de kératine est quand même bien handicapante et tu te prends à rêver du joli carré impeccablement discipliné de Constance (carré qui va teeeellement bien avec ses petits cols Claudine, ses jupes en velours côtelé et son incontournable combo chaussettes dentelles-babies vernis).
Alors… je l’ai fait : petite, j’ai fini par tout couper… Et depuis, ô rage ô désespoir, plus jamais je n’ai retrouvé ma regrettée crinière de boucles blondes indomptables…
Au fil des années, constatant avec effroi qu’effectivement plus jamais je n’aurais une longue masse blonde, il a fallu que je me fasse une raison façon méthode Nabila-Coué : oh et puis après tout, le cheveu blond filasse, ça peut aussi avoir son charme, regarde Kate Moss, ça fait cool-grunge, tellement #badhairdon’tcare… (*pleure intérieurement des larmes de sang*).

Et puis un jour, malgré tout le soin que j’apportais à mes queues de rat (oui bon ça vaaaa j’avoue : j’exagère peut-être un chouïa) : masques onéreux, huiles végétales « qui puent le hippie » (comme le précise mon délicat conjoint) double shampoing, après-shampoing, après-après-shampoing, sérums et autres mixtures dispendieuses pleines de promesses), j’ai décidé de sauter le pas et d’opter pour les extensions naturelles. Après avoir parcouru le web à la recherche de témoignages et d’informations diverses et variées : la meilleure marque, le type de pose qui abime le moins les cheveux, la quantité qu’il faut poser pour avoir du volume sans que les points de kératine ne se voient, la longueur parfaite pour que ça fasse long sans faire trop long, la bonne couleur, si c’est une bonne idée de mélanger plusieurs tons ou non, et blablabla, j’ai jeté mon dévolu sur, soi-disant, l’un des meilleurs coiffeurs de Montpellier à l’époque. Sur le coup, niquel, le vent s’engouffrait dans mes longs cheveux de rêve à la manière d’une pub l’Oréal (et ce, sans même avoir besoin de risquer de me briser la nuque), ils se plaçaient super bien de façon naturelle : juste magique ! Mais j’ai progressivement (et néanmoins rapidement) déchanté… les cheveux ont commencé par s’emmêler, par glisser, jusqu’à ce que, lasse de tenter tant bien que mal de les remettre en place vers la racine, j’ai abdiqué et les ai enlevées moi-même d’une facilité déconcertante. (Je ne te raconte pas le malaise lorsque tu passes nonchalamment la main dans tes cheveux puis que tu sens une mèche qui suis le mouvement… gros gloups et, dans un élan de désespoir et avec la conviction de perdre instantanément toute crédibilité, tu fais faire un demi tour contrôlé à ta main qui remonte des pointes aux racines #rembobinagedelapubl’oréal #discrétion #classe... -_-

Résultat ? En moins de 3 mois mes extensions avaient quasiment toutes glissé et mes cheveux se retrouvaient sacrément abîmés… ROI relativement décevant donc, expérience ne valant pas le coup (et encore moins le coût).

Quelques années plus tard (récemment donc), me voici de retour sur Lyon pour de nouvelles aventures professionnelles (nous y reviendrons plus tard).
Motivée à la perspective de débuter cette nouvelle vie par un changement capillaire (je sais, parfois, j’aime bien contenter les clichés, c’est reposant), j’ai entrepris de partir à la quête du MEILLEUR coiffeur spécialisé dans les extensions.
Alors certes, sur Lyon, beaucoup de coiffeurs proposent cette prestation mais je ne suis pas parvenue à trouver un coiffeur qui ait de bons avis sur Internet ET qui mette bien en avant ce service… à l’exception d’un ! (Dont je vous donnerai l’adresse plus bas… rooooh le teasing naze…)
Moyennement convaincue mais téméraire (et malgré tout motivée à l’idée d’être agréablement surprise), je me rends au salon Coiffure Christèle (suspense le plus court de l’histoire du suspense, je vous l’avais dis, je suis nulle en teasing). Bien décidée à baliser le terrain correctement afin de m’épargner une éventuelle catastrophe capillaire et/ou financière, je harcèle les coiffeuses de questions (on lit teeellement de choses sur les forums, etc.).
Bon, on a l’air pas mal. Elles ont l’air de sacrément maîtrisé le sujet de l’extension : elles utilisent les mèches Great Lengths (le top du top de façon unanime, sur Internet et au-delà), leurs recommandations / préconisations rejoignent celles que j’ai pu glaner sur Internet et elles font plusieurs poses par jour, les photos avant / après publiées sur leurs réseaux sociaux me plaisent (= le résultat est très naturel, c’est toujours mieux après) et elles m’offrent la possibilité de payer en plusieurs fois, ce qui achève de me convaincre.

La première fois, j’ai fait poser 100 extensions blondes de 40cm qui n’ont pas bougé durant 5 mois et, même en ayant poussé, les points étaient encore ultra discrets, personne n’y a vu que du feu. Les quelques coiffeurs chez lesquels je me suis rendue entre temps ont été unanimes (et pourtant, ils proposaient cette prestation et auraient pu essayer de me convaincre d’entreprendre la prochaine pose chez eux…) : « pose très pro, répartition au top, rien à redire ».
Hier, je suis donc retournée chez Coiffure Christèle, un peu plus de 5 mois après la première pose avec pour objectif d’en faire poser de nouvelles. Cette fois-ci, forte de mon expérience (concluante) passée, j’ai malgré tout pu me la jouer « perfectionniste » en précisant un peu mes doléances : un peu plus de volume et un peu moins de longueur, des mèches « rooted » (pas les plus contrastées « tie and dye », non, les nouvelles avec un léger effet racines) plutôt que classiques afin que les points se confondent encore mieux avec mes racines et que ce soit toujours plus imperceptible.
Résultat : 125 mèches rooted (le coloris « 24 » il me semble ?) posées en 30cm, une belle longueur raisonnable, qui fait plus « naturelle » et un volume plus important (que je trouve peut-être encore un peu trop faible à mon goût mais la coiffeuse -l’experte  du salon qui s’appelle Nadège- m’a déconseillé d’en poser trop au risque que les points de fixation ne se voient… Je vais malgré tout essayer de voir s’il est possible d’en ajouter un peu).
Je suis  juste *joie*, j’adore et, clairement, après cette deuxième pose, je pense avoir du mal à m’en passer.

 

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